Centres de résistances républicaines

Résister à des forces aussi puissantes que l’armée allemande ne pouvait se faire sans préparation et sans organisation…

Centres de résistances républicaines

Celestino Pajeres

 

Celestino Pajares del Castillo est un des cadres de la résistance armée, chef de groupe des F.T.P.R-3 de la Gironde.

Impliqué politiquement depuis toujours, il défend la République avec ardeur, que ce soit en Espagne ou en France.

Mais il en a aussi payé le prix…

Pajeres

Né le 6 avril 1892 à Arevalo (Avila), marié en 1904 pendant la guerre d’Espagne à Carmen Barquin, Celestino est d’abord menuisier. Il est aussi parfaitement lettré.

 

Avant même la guerre civile, il a été arrêté et emprisonné pour ses opinions politiques républicaines. Logiquement, il finira par s’exiler en France. Le couple arrive en 1939 à Bordeaux et emménage rue Camille Sauvageau avec leur famille.

 

 

Il s’engagera alors dans la résistance à Bordeaux, en devenant un cadre de son groupe dès le premier semestre 1942. Le 26 février 1943, il est arrêté par la police de Vichy sur dénonciation d’un espagnol qu’il connaissait.

 

 

Il est torturé, puis emmené au fort du Hâ, puis à Compiègne jusqu’au 18 janvier 1944. De là, il sera déporté vers le camp d’extermination de Buchenwald. Il y est détenu du 19 janvier 1944 jusqu’en mai 1945, revenant d’ailleurs à Bordeaux le 23 mai 1945.

 

 

Avec un grand courage, son épouse a dû composer avec cette douloureuse absence, très souvent la rançon d’un engagement résistant pour ces familles…

 

 

Centres de résistances républicaines
Luis Alberto Quesada,

Traduction du poème issu du livre

— Luis Alberto Quesada,
1999
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Les grands résistants républicains du Sud-Ouest

 

Les vagues successives d’immigration espagnole ont aidé les grands chefs républicains à opérer en France.

Leur réputation de leaders n’était pas usurpée pour autant. L’occupant les craignaient, les pourchassaient et les emprisonnaient en raison de leurs capacités.

Et après avoir résisté, en Espagne, à un fascisme suréquipé soutenu par les forces de l’Axe, combattre à nouveau un ennemi de l’intérieur avec peu de moyens ne leur était pas étranger…

Centres de résistances républicaines

Actes marquants

 

De l’incendie aux attaques armées, les moyens de saborder l’action d’occupation nazie sont nombreux.

En 1943, les républicains ont par exemple fait exploser les bureaux allemands de la rue Sainte-Catherine à Bordeaux après avoir récupérés tout le matériel d’imprimerie.

Leur autre spécialité était de saboter les moyens de communication nazis. Par exemple, Teo et Goytia coupèrent les câbles téléphoniques de la Préfecture de Bordeaux depuis des balcons y faisant face. Ils répétèrent l’opération 50 mètres plus loin, ramassèrent ce câble et le firent disparaître tranquillement…

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Organisation de la Résistance

 

Une première commission d’organisation est formée à Bordeaux au début de l’année 1941.

L’initiative est portée par Luis Alberto Quesada (dit « Castillo »), Carlos Enrique Guano, Lagos (dit « Colina ») et Orejón.

Le bras armé avait pour mission de mener des actions contre l’occupant et leurs intérêts.

La base arrière apportait le soutien logistique (logements, informations, intendance, agents de liaison…).

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Malgré l’exil, les républicains espagnols faisaient de nouveau face au fascisme en France.

La communauté espagnole étant très présente dans le Sud-Ouest et tout particulièrement à Bordeaux, c’est dans cette ville que s’organisa la Résistance des républicains. Les actions s’étendront ensuite à toute la région.

À Bordeaux, leur rôle a été d’autant plus déterminant qu’une fois les premiers mouvements de Résistance balayés par l’occupant, les Espagnols ont été les principaux animateurs de la lutte, avec nombre d’actions décisives perpétrés dans la ville.